… et voilà achevée la série coréenne « Histoire couleur terre » ; Deok-Sam, l’amoureux de la jeune Ihwa, doit partir et se faire pêcheur pour gagner l’argent qui lui permettra de demander la main de la jeune fille. Comme sa mère (l’amante de monsieur l’écrivain public), Ihwa souffre de l’absence de l’être aimé… jusqu’à ce qu’enfin son prétendant vienne la chercher et l’épouse (ce qui entraîne une nouvelle séparation, d’avec sa mère, cette fois).

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Le manhwa baigne comme les précédents dans une atmosphère poétique et bucolique. Les épisodes tournent autour de rites coréens ou de métaphores florales ; ainsi les deux femmes décorent-elles l’arbre devant leur maison de lunes de papier pour guider les voyageurs et les marins alors que la lune s’est assombrie. On découvre aussi la signification matrimoniale des oies sauvages qui symbolisent dans l’imaginaire populaire la constance, la courtoisie et la fidélité. Le futur époux place une oie de bois dans les jupes de sa belle-mère qui la lance en direction de l’épouse. Selon la façon dont elle retombe, on annonce la naissance d’un garçon ou d’une fille au jeune couple.
Une lecture encore une fois vivement recommandée ; l’ensemble forme une série délicate et poétique, absolument délicieuse.
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-il y a un excellent restaurant coréen dans ma ville : tout est délicieux et joli, des assortiments de beignets, raviolis et bouchées de riz au bibimbap, des gâteaux à la pâte de haricots rouges aux verrines parfumées à la jujube ou au gingembre…
-mon coréen a beau se limiter à des formules de présentation (pour l’instant), il m’a tout de même permis de comprendre un dialogue des derniers épisodes de « Lost », lorsque Sun téléphone à son enfant et présente ainsi le fils de Claire : son nom est Aaron (juste la phrase que je sais dire !).
-l’écrivain public en pleine calligraphie ; l’encre est un bâton solide à diluer dans un peu d’eau (en frottant dans l’encrier)

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