Ce que dit Rose

Tutti frutti etc

15 novembre 2009

Cuisine et photographie – repas dominical

Bien sûr, j’aurais pu vous dire que Photoquai, une expo en plein air quai Branly, était une belle promenade dominicale,  proposant quelques œuvres de photographes de tous les coins du monde.  Mais je me suis rendu compte qu’on pouvait même en faire un repas dominical, attendu qu’en regardant les photos on voit bien que la cuisine et la nourriture en constituent l’un des fils rouges (si si). Tout est venu de cette photo comparant une cuisine marseillaise et une cuisine algéroise, manière de montrer que les différences entre les deux rives de la Méditerranée n’étaient pas très importantes :
marseille_alger

Mais en fait ce n’est pas du tout pour ça que j’ai pris cette photo (ni pour garder un souvenir fidèle du cliché, il faudra vous déplacer pour le voir bien) ; c’est à cause de cette passoire, et des nénuphars sur les placards. Quelle jolie cuisine ! L’autre n’est pas mal non plus :

alger_ou_m

(Le soir tombait, on voit les ombres des passants et de la photographe maladroite, est-ce qu’on ne croirait pas que des ombres investissent cette cuisine pour dîner du contenu de cette adorable cocotte à fleurs ?)

Il ne faut pas s’étonner que les photographes s’intéressent tant au repas, ce moment de sociabilité qui doit intéresser tout reporter, ou tout poète. Au Japon, ce sont des amoureux sur une couverture. En fait, ils ne viennent pas vraiment déjeuner, ils veulent juste être ensemble et la couverture est leur espace, celui de leur amour.

pique_nique

caf__Inde

En Inde, l’harmonie amoureuse n’est pas vraiment au rendez-vous de la table familiale, mais j’adore le carrelage fleuri qui donne un air de joie à cet instant où chacun s’abandonne à ses pensées.

En Amérique du Sud : comme j’aime ce grand rire et cette bonne rasade à côté du sérieux des autres femmes qui posent…

rire___boire

Mais certains photographes aiment jouer avec ce cliché documentaire du repas ou du verre partagé. Une photographe israélienne ne représente-t-elle pas un couple s’apprêtant placidement à dîner dans un paysage de guerre ?

sous_les_bombes

Et le début de l’exposition (ou la fin, ça dépend quel trajet vous choisissez) propose deux clichés choc :

frigo
Méfiez-vous de votre frigo…

barbe___papa
Et aussi de votre barbe à papa, prompte à vous rejouer La Mort aux trousses si vous ne faites pas attention.
La nourriture devient mortifère dans des images aux couleurs acidulées et des mises en scène qui évoquent le cinéma d’aventure ou d’horreur.

Mais ce qui doit vous choquer surtout c’est que la jeune fille ne reçoit aucune aide de son chat, qui la regarde avec une curiosité un peu inquiète ! Sachez que le chat n’est pas forcément une figure rassurante dans l’œuvre de ces photographes internationaux. 
chat_japonais
Je ne sais pas ce que vous pensez de cette star de cinéma :

chat_grec

Une photo plus chou pour finir :

chaton_grec

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02 mars 2009

Rome et les livres

DSCN2793

Décidément, il y a beaucoup de librairies à Rome, qu’il s’agisse de librairies assez petites et indépendantes, comme celle du Campo dei Fiori qui s’appelle, je crois, Fahrenheit 451, ou cette enseigne du Trastevere…

trastevere_librairie

des bouquinistes installés non loin de la gare… ou des grandes boutiques qui portent le nom des maisons d’édition italiennes. Car les librairies les plus repérables s’appellent Feltrinelli et Mondadori, et réunissent des articles de papeterie et des livres, consacrant toujours un rayon particulier à la littérature antique, avec des éditions bilingues relativement abordables, ce que j’ai toujours trouvé attendrissant (j’ai ainsi ramené une édition de graffiti pompéiens ou un roman grec plein de rebondissements).

feltrinelli

La librairie Feltrinelli (celle-ci pas très loin du Vatican) se reconnaît à son enseigne avec des portraits d’écrivains.

mondadori

Mondadori (celle-ci près de la fontaine de Trevi) offrait (comme sa concurrente) des sacs chouettes à qui acquérait plusieurs volumes de l’accro du shopping. C’est dans cette librairie que j’ai vu avec émotion un exemplaire italien de mon bien-aimé Auprès de moi toujours, rebaptisé « Non lasciarmi ».

librairie_fran_aise

Près de l’église Saint-Louis-des-Français (complètement cachée derrière des échafaudages), se trouve une petite librairie française (lumière dans cette nuit de février).

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Ma préférence reste cependant à la librairie de la gare Termini qui faisait des soldes sur les livres de poche ! Une bonne occasion de compléter ma collection d’auteurs italiens inconnus de moi comme Paola Capriolo (La grande Eulalia ; un recueil de nouvelles dans une ambiance sombre et fantastique), Gianni Celati  (Narratori delle Pianure, petites nouvelles de la vallée du Pô), Gianfranco Bettin (Nemmeno il destino, l’histoire d’un adolescent vengeur dans une cité hostile) ; et de me procurer le premier roman d’Isabella Santacroce, Fluo, chronique d’un été à Riccione qui semble davantage inscrit dans la réalité, mais qui travaille aussi la langue à coup d’anglicismes et de formules condensées. Peut-être moins poétique, sans doute moins trash, une façon de saisir (à rebours) la progression du travail de la romancière.
J’ai aussi pu compléter mes observations concernant les auteurs étrangers publiés en poche par Feltrinelli : à côté de Daniel Pennac et d’Isabel Allende, Nadine Gordimer, JG Ballard, Witold Gombrowicz que j’aime beaucoup, Yukio Mishima, Marguerite Duras, Friedrich Dürrenmatt… et Hermann Broch, dont La mort de Virgile trouve sans doute des échos dans les cœurs italiens…

librairie_termini

J’ai retrouvé les livres dans la superbe exposition que consacrait le Musée de l’Ara Pacis à l’artiste Bruno Munari. On y croisait, au milieu des écritures imaginaires de peuples inconnus, des projets de design de couvertures pour la maison d’édition Einaudi, mais aussi des livres illisibles ou des livres sur lesquels se coucher ; finalement, était-on amené à se demander, qu’est-ce qu’un livre ?

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15 janvier 2009

Promenades

Je suis fan(e)

fanes de carottes - blogzine de (science) fiction

Lectrices, lecteurs

Agnès (nieputtcitron!)
Amanda meyre
Béatrix (ad litteram)
Canthilde
Caro[line] en 5e de couverture
Celle qui (ne) lit (pas)
Clarabel
Cuné(ipage)
Dominique (the never ending blog)
Ekwerkwe's nest (the new nest)
Erzébeth (N.U.L.L.E)
Fashion victim (happy few)
Fauna amor (teatime with a faun)
Florinette
Gaël, la tête dans les pages
Gaëlle et son café littéraire
Hélène (aimez-vous lire ?)
Holly Goligthly (les roses de décembre)
InFolio dans tous ses formats
Karine dans son coin lecture
La renarde de bibliothèque
Les blogolecteurs vus par oiselle
Levraoueg, la tourneuse de pages
Lily et ses livres
Litote en tête
Lou (my lou book)
Magda (ce que tu lis)
Malice et ses livres
Mo (Vilain défaut)
Morwenna
Nebelheim ~ plumes ~
Praline(ries)
Sébastien (Labyrinthes avec vue...)
Stéphanie (mots en bouche)
Sylvie (lectures et autres)
Thom (le golb)

Chiffonnette en son terrier

Keisha en lisant en voyageant

Kathel (Lettres exprès)
Leiloona (Bric à Book)
In cold blog
Katell (Chatperlipopette)
Quoi de 9 Cécile ?
La Nymphette (plus...)
Manu de Chaplum'
Le moleskine sur la table de Lavinie
Léthée Hurtebise
Virginie perdue dans les livres
Lilly et ses livres
Naina (mille et un livres)

et Lecture-écriture de Sibylline

Malle à trésors

Almanach
Fenêtres sur la cour
La source aux bois
Le divan fumoir bohémien
Mère Castor
Sa marraine la fée
Vanessa (est comme elle est)

la belle saison

De la sexualité des araignées

Récits et recettes

Cléa
Dr Caso
Les chéchés et leur boîte à sardines
Patoumi : alibi ou lubie ?

Boire et manger, quelle histoire ?

Fureur des Vivres

Elzevier & Tourne-broches

Coffee and pie


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08 septembre 2008

L’autre pays de la science-fiction

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En arrivant là-bas, j’avais en tête les alpages dans lesquels Heidi entraîne son amie de la ville (Clara, non ?), vers le chalet du grand-père ; je me souvenais des promenades de Jean-Jacques Rousseau pour herboriser et rêver, promenades qui le rendaient si heureux et que je situais sur les bords du lac de Neuchâtel, alors qu’en fait il s’agit du lac de Bienne (quelle déception !) ; d’autres souvenirs  revenaient : l’atroce gage infligé lors d’une orgie de fondue dans un volume d’Astérix (qui racontait aussi, me semble-t-il, une nuit passée dans un coffre-fort de banque suisse, étroit et mal éclairé). En passant la frontière, c’est à Jean-Claude Romand que je pensais, et à ses journées creuses, ses départs au petit matin vers un bureau genevois imaginaire (mais dont il désigna quand même la fenêtre à ses enfants, un dimanche, lors d’une promenade), et ses escapades sur les routes du Jura, vers les étendues neigeuses où il avait commencé à se perdre, encore enfant, telles que les raconte Emmanuel Carrère dans L’Adversaire.
La Suisse avait bien ce visage riant et champêtre des clichés de cartes postales, mais cachaient aussi sous ses prairies des territoires plus inquiétants…

Le pôle Nord, par exemple. A Yverdon-les-Bains, sur la grand-place, s’ouvre une Maison d’Ailleurs, passerelle directe vers la science-fiction. Elle présentait alors une exposition « pôlémique », où l’on découvrait d’abord comment les hommes avaient imaginé les pôles : lieux de perfection pour les Anciens, ils devenaient un espace à conquérir au 19e siècle, rendu dangereux par divers obstacles fantasmés : les ours blancs agressifs, les reines des Neiges cruelles, ou les dinosaures qui y auraient survécu.
Mais le plus passionnant était de découvrir les conditions réelles de la conquête des pôles : toute une histoire, avec ses succès trompeurs (les photographies envoyées pour attester de la conquête du pôle nord sont un peu mises en scène) et ses vraies tragédies (tous ces bateaux pris dans les glaces, dont l’équipage ne regagna pas la terre ferme), toute une épopée en bateau, à pied avec hivernage, en avion et en dirigeable.

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Dans une autre petite bourgade tout aussi tranquille, quelques salles sombres retraçaient la carrière de HR Giger, le père des Aliens contre lesquels Sigourney Weaver lutta avec des succès divers. On peut y contempler les esquisses de ces monstres à multiples bouches, annotées par le créateur : « je pourrais tuer le public quand il ferme les yeux sur les meilleures scènes »…

alien

Aussi me suis-je mise au diapason ; j’ai lu de la science-fiction.

24 août 2008

A la radio – et les « royaumes de l’irréel »

Mon feuilleton de « l’été d’écrivains » : mardi, j’ai aimé la passion qu’a mis Brigitte Aubert à évoquer ses recherches pour écrire un volume « Grands détectives » (10/18) qui se passe dans le milieu du cinéma, à ses débuts. Elle parle de détails, de la montre-bracelet qui n’existait pas à l’époque où se déroule son roman, de la façon de désigner les heures de l’après-midi (14h etc) qui date d’après la 1e guerre… Mercredi, je me demande si Erzébeth écoute Nina Bouraoui parler avec une voix très fraîche de son dernier roman (et de la passion en général). Vendredi, je suis en train de nettoyer le frigo pendant qu’Amélie Nothomb et l’animatrice lisent à deux voix un extrait du nouveau roman de l’auteur, drôle, vive, une voix à vous raconter des histoires, à en inventer des tonnes, la voix d’un personnage de roman de Nothomb.

 

***

 

Au musée d’art brut de Lausanne, on voit bien qu’il n’est pas toujours facile de faire la part de l’art et de l’écriture. Au rez-de-chaussée, une exposition consacrée à des artistes bruts japonais montre les travaux d’un jeune homme qui couvre des pages d’idéogrammes, très lentement, et il s’interrompt la plupart du temps en cours de travail, pour des raisons mystérieuses. Un autre se crée des cahiers en attachant par une ficelle des liasses de feuilles couvertes de motifs qui forment une écriture, déchiffrable par lui seul ; c’est son journal, il y consigne en particulier la température de chaque jour.

Et tout en haut du musée, il y a les feuillets d’Henry Darger, un autre passionné de météorologie qui, paraît-il, consignait dans son journal chaque jour le temps qu’il faisait et les erreurs des bulletins de météo. Mais Darger est surtout l’auteur d’une grande fresque de 15000 pages, une sorte d’épopée illustrée de gigantesques aquarelles réalisées sur des feuilles de papier collées les unes aux autres. Ses héroïnes, les Vivian Girls, des petites filles aux visages décalqués dans des magazines et… au sexe masculin, passent leur temps à fuir des soldats égorgeurs d’enfants, des tornades ou des monstres ; ce ne sont que batailles, scènes de torture ou de dévastation, en une lutte sans fin entre Bien et Mal. Les aquarelles montrent souvent des petites filles qui jouent, qui sont heureuses, tandis que dans un coin se profile déjà le danger. Si les illustrations exposées sont fascinantes, parce qu’elles sont foisonnantes, mais aussi parce qu’elles sont répétitives (du fait des silhouettes décalquées que l’on retrouve partout et aussi du sujet des scènes) et parce qu’elles sont très étranges (imaginez, je ne sais pas, Candy un fusil à la main en pleine guerre de Sécession – et nue en plus ; j’allais dire Martine, mais certain site générateur de titres s’est déjà chargé de lui arracher son diplôme de petite fille modèle), c’est leur créateur qui me passionne, cet homme solitaire et discret, qui a consacré toute sa vie à cette œuvre sans fin (dont tout le monde ignorait l'existence), une sorte de conjuration, à la fois pure et malsaine, des malheurs dont son enfance a été semée (il se veut protecteur des enfants). On m’a offert un livre édité à l’occasion d’une exposition (« Bruit et fureur : l’œuvre de Henry Darger ») qui permet de voir dans de bonnes conditions ses aquarelles (leur format est si grand que les reproductions sont généralement décevantes), mais c’est aussi cette grande œuvre que je voudrais lire ; et son journal, celui des remarques météo, ou son autobiographie qui fait plus de 5000 pages…

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19 août 2008

Sur un coin de table

Parmi les petits plaisirs du retour à la maison, il y a celui d’écouter le soir « Un été d’écrivains » sur France Inter. Je me désole d’avoir raté tant d’émissions début août. Je suis rentrée pour entendre Abha Dawesar, dont je projette depuis longtemps de lire le roman Babyji (car la demoiselle est un écrivain capricorne). Lundi c’était Alice Ferney qui lisait un extrait de son roman de la rentrée avec une voix précise d’écolière et qui a répondu de façon assez touchante à la question « Pour qui écrivez-vous ? », en évoquant une sorte de pacte avec son mari auquel elle avait confié son désir d’être écrivain.
***
Trouvé sur une table de salon, pendant les vacances, l’ouvrage de Michel Pastoureau Les couleurs de notre temps est instructif et plaisant à feuilleter : on y apprend par exemple que la gradation menthe verte « douce », menthe bleue « forte », menthe « glaciale » blanche peut être renversée, tous les pays n’ayant pas la même représentation colorée de cette « force » mentholée ; que le papier toilettes le plus chic est blanc et que la colorisation en pastel dudit PQ amène à dévaloriser certaines couleurs ; qu’on ne se lave jamais si proprement que dans une salle de bain blanche ; que la langue verte est fort peu colorée mais que l’ivresse, elle, s’évoque par les couleurs, même si on peut être gris, noir ou bleu selon les langues ; que l’orange n’est beau que dans la nature, mais que pour sublimer une couleur, on peut la parer d’un nom métaphorique, parce qu’on voit aussi les couleurs avec les mots et l’imagination (divine poésie des nuanciers).

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20 avril 2008

Flâneries - 5

marie_antoinetteLe goût de Marie-Antoinette pour les fleurs (sur ses portraits, sur sa vaisselle) lui sera retourné dans les caricatures qui la parent d’un chapeau à fleurs, quand elles ne la transforment pas en cochon ou en bête de proie…

Etrange exposition, qui vaut surtout par sa muséographie (une installation très dramatique de l’innocence à la tragédie) et permet aussi bien sûr de contempler de beaux objets (mystérieux plats à « oille »…). Mais qui, je trouve, joue surtout avec la fascination que suscite Marie-Antoinette, la princesse incomprise ; curieuse sensation en sortant de l’exposition de n’avoir pas appris grand-chose, d’être juste invitée à « voir » quelques reliques (le plan de table pour le mariagetassemarie_a royal…), dans un dispositif théâtral (attention, pénombre finale… pour ce qui m’a paru le plus intéressant : les caricatures).

J’imagine que sa frivolité, son individualisme ont quelque chose de moderne ; que son destin tragique est émouvant. C’est vrai. Et j’ai même beaucoup aimé les portraits de famille charmants et les tasses étrusques revisitées pour la laiterie royale… mais j’ai tout de même eu l’impression de me promener dans l’anecdote (et dans la foule…).

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16 avril 2008

Ceci est mon 100e billet

rosereinebouquet_roses




L'occasion rêvée de me lancer des fleurs !
(des roses bien sûr)








Et comme j'ai décidé que ce billet ne rimerait à rien, une photo de non-anniversaire :

DSCN1834
Attention, très vite un 101e billet !

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15 avril 2008

Flâneries - 3

gimpel

Photographie aérienne depuis un dirigeable, photoreportage, instantanés, autochromes (superbe empilement de légumes), photographie nocturne, mise en scène photographique (la guerre des gosses, reconstitution de  la guerre de 14 dans les rues de Paris), photographie scientifique (de champignons)… Léon Gimpel s’est essayé à tout, en amateur éclairé, au début du XXe siècle. Et ses clichés, qu’il projetait aussi lors de conférences, sont magnifiques (au Musée d’Orsay).
Si vous ne vous lassez pas des débuts de la photographie (moi, jamais !)…

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14 avril 2008

Flâneries – 2

bulles

 Série de cartes postales « fantaisie » de la Belle Epoque

Villes qui s’effondrent ou se gondolent, femmes-fleurs, attelages hybrides (cheval et cocher échangeant leurs têtes)… Allez sourire à l’hôtel de Sully (annexe du musée du Jeu de Paume, qui organise des expositions plus axées sur l’histoire de la photographie que sur la photographie contemporaine) qui propose un festival réjouissant de cartes du début du siècle, pleines de  montages et d’illusions. Ces cartes ne sont pas très féministes, comme ces bulles-fantasmes ou ces femmes enfermées dans des cages de serin… Mes préférées sont des invasions de bébés investissant le paysage à vol d’oiseaux ou occupant les champs de choux, mais je ne peux pas vous en montrer.
Vous verrez aussi la collection de Paul Eluard, qui, paraît-il, pouvait passer cinq heures d’affilée chez les marchands de cartes postales pour compléter sa collection !

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