06 novembre 2010

Médecine – s’en moquer quand on se porte bien

Je prenais la route la plus longue pour rentrer (tout droit à travers la campagne). Je passais chercher des résultats d’analyse, numération, valeurs de référence, mUI/mL et j’écoutais Chloé Delaume invectiver son corps qui n’avait pas cédé, revendiquer la mort, enfin, après des tentatives toujours avortées, par la voix de trois comédiennes jouant Eden matin, midi et soir pour France Culture. C’était drôle et macabre, cette analyse de la thanatopathie, la maladie de la mort. Le lendemain, à la sortie d’un tunnel, l’une des récitantes... [Lire la suite]
Posté par rose_a_lu à 13:09 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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25 octobre 2009

« Je suis la maladie d’un mort »

J’appris que Chloé Delaume avait écrit un court « rapport sur Boris Vian », intitulé (de façon un peu moins virtuose que d’habitude) Les Juins ont tous la même peau (référence au mois de la mort de Vian et du crime familial auquel assista la romancière). On se rappelle peut-être que l’an dernier j’avais relu l’Ecume des jours et y avais retrouvé un peu des rêves et des angoisses de l’adolescente que j’étais lors de ma première lecture. Or c’est à ce roman que l’écrivain doit son prénom de fille-nénuphar. Comme beaucoup de lecteurs de... [Lire la suite]
16 octobre 2009

Tombeau, place vacante

Patoumi ne pouvait être de mauvais conseil. C’est à cause de son billet (et à cause de celui de Samantdi, auteure d’un blog très attachant que je lis en secret - depuis une éternité) que j’ai lu pour la première fois Chloé Delaume : J’habite dans la télévision.Et voilà que je tombe, au détour d’un rayon de ma bibliothèque-chapelle, sur Dans ma maison sous terre, le dernier roman d’elle, un conte noir où une fille (sombrement accompagnée de Théophile) déambule entre des tombes, piochant sa propre histoire dans ces lits de cadavres. Une... [Lire la suite]
02 août 2009

Ce qui se passe là-dedans (dans la télé)

La nuit je suis Buffy Summers, J’habite dans la télévision… Chloé Delaume a des titres accrocheurs. Lundi dernier, elle expliquait dans l’émission « Un été d’écrivains » l’importance de ces titres lorsqu’elle se lançait dans une expérience littéraire. Car elle insistait sur le caractère expérimental de ses « romans », bien différents des fictions auxquelles nous pensons traditionnellement lorsqu’il est question de roman. Des propos intrigants qui m’ont poussée à me plonger dans « J’habite dans la télévision », acquis récemment après... [Lire la suite]