19 décembre 2009

Pandore et les révolutionnaires

Vous ne le savez peut-être pas, mais Zazie a vu le jour il y a cinquante ans. Le Havre, ville natale de son père (spirituel), lui a consacré une petite exposition  où on la découvre croquée par divers illustrateurs, où l’on peut lire les drôles d’hommages de certains papous venus la fêter il y a quelques semaines (l’un par exemple se charge de rejeter sa candidature à la RATP ; si elle veut devenir astronaute (comme elle l’apprend au tonton Gabriel) pour faire chier les Martiens, Dieu sait ce qu’elle pourrait faire endurer aux... [Lire la suite]

05 janvier 2009

La vie les rêves

Cette nuit, j’ai rêvé que je faisais une croisière et que la cabine d’à côté était occupée par Boris Vian qui, étendu sur la couchette, planifiait en souriant je ne sais quel canular.La faute sans doute à quelque lecture passée et peut-être à un roman de Queneau (qui fut un fervent soutien pour ledit Boris) que j’ai fini ces derniers jours.C’est l’histoire de Jacques L’Aumône. Au début il est un petit garçon studieux qui reprend son père fabricant de mercerie quand celui-ci prononce mal le mot « épithalame ». Mais il est aussi le fils... [Lire la suite]
28 septembre 2008

La rentrée du repas dominical ! un repas ridicule avec Raymond (Queneau)

Pendant les vacances, dans la voiture filant sur l’autoroute, à l’heure où l’estomac se creuse et où il devient de plus en plus difficile de lire sans avoir mal au cœur, je découvris avec une délectation et un amusement mêlés de dégoût un poème de Queneau intitulé « Le repas ridicule ». Si vous vous souvenez, le romancier use et abuse dans ses romans de scènes de ripailles, la plupart du temps des repas bien de chez nous pas toujours très savoureux : la moule se gobe avec force bruit, la choucroute a passé la date de péremption et... [Lire la suite]
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01 juin 2008

Encore Raymond Queneau

Je naquis au Havre un vingt et un févrierEn mil neuf cent et trois.Ma mère était mercière et mon père mercier :Ils trépignaient de joie. Le mélange d’humour et de pudique déprime de Queneau semblait parfaitement me convenir en ce mois de mai chargé : après Zazie, après Un rude hiver, je me retrouvai plongée dans le court « roman en vers » Chêne et chien, sorti d’un carton où il s’imprégnait discrètement de l’odeur des livres abandonnés.J’entrepris donc de le ramener à la lumière et dévorai en ... [Lire la suite]
24 mai 2008

Le Havre en hiver

« Sa mémoire était pavée de tombeaux, comme celle d’un romantique, mais, fonctionnaire appliqué, il extirpait avec soin les mauvaises herbes qui croissaient dans les allées, et entretenait passionnément les quelques massifs de fleurs qui malgré tant d’hivers n’avaient point flétri ».C’est l’histoire d’un veuf (et d’un fonctionnaire). Il s’appelle Lehameau, et sa femme est morte voilà treize ans, en même temps que sa belle-sœur et sa mère, dans l’incendie du cinéma des Grandes Galeries havraises. Depuis, c’est l’hiver, un rude hiver, «... [Lire la suite]
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18 mai 2008

Zazie et la cuisine ffransouèze - repas dominical

Mal élevée, insolente, tyrannique, fugueuse, la Zazie de Raymond Queneau vient passer quelques jours à Paris et semer le désordre dans la vie bien tranquille de l’oncle Gabriel et de sa douce Marceline. L’enfant semble incarner la liberté jubilatoire d’un être inconscient des interdits, des valeurs morales, l’instinct en action. Elle conclut ses réponses boudeuses par le célèbre « mon cul » (et j’adore la réplique de Gabriel à Charles qui lui fait remarquer qu’il ne parlait pas comme la mouflette quand il était gosse : « Non, mais... [Lire la suite]
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